Témoignage de Florian BERTRAND || Bac STMG - 2013

Florian BERTRAND :

Mention TRES Bien

Bac STMG - Promotion 2013

 

  •  Mon choix de filière...

La seconde fut pour moi une sorte de traumatisme à tel point que je voulais à tout prix quitter le lycée. Toutefois en partant du collège, j’étais déjà décidé  sur la filière STMG. Bien sur en fin de seconde, après avoir appris à travailler (car la cadence devient très différente du collège), j’étais capable de me pourvoir dans chaque filière, aussi bien en S qu’en ES, bien que j’aie choisi de rester sur la filière STMG. Ce ne fut pas par défaut, mais un choix réfléchit.

En effet, malgré les préjugés, il s’agit d’un bac très intéressant, où l’on aborde les choses différemment, dans des enseignements à la fois concrets (économie d’entreprise, comptabilité) et théoriques (économie générale, droit) sans oublier le tronc commun aux autres bacs. La théorie seule ne m’intéressait pas, les sciences, la littérature ne me sont pas familiers, mais les phénomènes économiques, le droit du travail, les systèmes d’informations restaient pour moi sources d’intérêts.

De plus, le bac STMG est optimal pour continuer ses études dans le tertiaire, notamment en STS, dans lesquelles les élèves d’STMG sont mieux préparés par ses enseignements spécifiques (marketing, comptabilité, informatique de gestion ou bien les ressources humaines). Et ce ne sont pas des programmes au rabais, mais des matières qui exigent beaucoup de concentration, et en cela cette filière était faite pour moi.

Il ne faut pas voir cette filière comme une voie de garage, mais plutôt comme un bac exactement comme les autres bacs technologiques. Par contre il faut avoir un intérêt prononcé sur les entreprises et la gestion c’est sur.

  • Mes projets pour l'année prochaine :

J’avais envisagé un DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion niveau licence). En effet, ayant obtenu toujours plus de 19 en Comptabilité Finance (et au bac aussi), il s’agit d’un domaine complexe et spécial dans lequel je compte travailler et donner mon maximum. C’est un domaine qui effraie les gens en général mais j’éprouve un intérêt tres soutenu quant à ce type de métier. Toutefois, je n’avais pas les moyens d’aller jusqu'à Orléans ou Clermont Ferrand pour un DCG. De fait je suis resté sur un BTS CGO (Comptabilité Gestion des Organisations) en restant à Raoul Follereau.

Ce BTS permet de se forger une base en comptabilité générale, en finance, en contrôle de gestion ou encore en fiscalité par 10 processus sur 2 ans, sans oublier l’économie, le droit, culture, maths etc … C’est en ce sens que le bac STMG est idéal pour une telle section car le BTS est dans la continuité du programme d’STMG. C’est un diplôme d’Etat reconnu niveau III, permettant de rejoindre les LMD (notamment le DCG). Ce BTS est également très pertinent puisqu’une fois en poche, presque la moitié des unités de valeur (UV c'est-à-dire un enseignement spécifique tel que le droit social, le droit fiscal, la finance, ou encore la comptabilité approfondie, qui sont au nombre de 14 en DCG, ce sont des programmes à maitriser et à valider). Ainsi avec un BTS CGO, je pourrai passer directement en seconde année de DCG en ayant validé les UV1 (intro au droit), UV5 (économie), UV6 (finance), UV8 (Organisation du SI comptable), UV9 (intro à la comptabilité).

Après le DCG je pense soit continuer en DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion) ou bien passer le concours d’inspecteur des impôts.

D’autres formations comptables existent qui sont par ailleurs fortes intéressantes telles que des licences professionnelles (contrôle de gestion, fiscalité, paie) ou encore le master CCA.

 

  • Comment "faire la différence" ?

    Sans conteste possible, le travail et la persévérance.  En effet, ce n’est pas en écoutant juste en cour que tout est joué. Il faut faire tous les exercices possibles et apprendre le plus de choses afin de ne pas être surpris le jour du DS ou du bac.

    Voilà comment je voisles choses... En terminant les chapitres en avance, en réalisant tout les exercices possibles, à la fois dans le livre, internet, voir d’autres livres trouvables dans le commerce, en écrivant des pages doubles de révisions et les apprendre par cœur, et  aussi la participation qui joue un rôle prépondérant.  Ces éléments favorisent l’obtention des plus hautes notes, alors il ne faut pas avoir peur de travailler jusqu’à tard le soir. C’est pour cela que toute l’année j’ai fait tous les exercices que je trouvais, mais également différents sujets de bacs (17 en comptabilité, une bonne quinzaine en maths, sans oublier les langues. Vous pouvez consulter le site sujetdebac.fr).

    Mais je ne suis pas non plus l’exemple à suivre, je pense que chaque élève à une manière différente de travailler. Pour certains, l’écoute en classe suffit, pour d’autre ils apprennent par cœur. Pour moi, et étant de nature assez perfectionniste, je me suis intéressé à tous, et j’ai fais tout mon possible pour tout savoir.

    Mais ce n’est pas tout, cette mention je la dois aussi à mes professeurs que je remercierai plus bas (je leur dois beaucoup), mais aussi au nombre de feuilles rendues à la fin des épreuves. Car il faut développer et rentrer dans les détails, et si cela doit prendre 16 pages, tant pis du moment que l’on a le temps d’y écrire et c’est là que réside la plus grosse difficulté. Il ne suffit pas de savoir, encore faut il être capable de tout ressortir à temps, et pertinemment, sans trop de confusions et respecter la limite de temps. Il faut donc résister au mal du poignet mais aussi savoir se concentrer et si possible se relire même si je comprends que ce n’est pas toujours facile.

    Alors le bourrage de crane n’est pas utile pour tout le monde, mais personnellement il ne me dérange pas, et je crois que c’est grâce à tout ces efforts que j’ai réussi mon bac.

    Il ne faut non plus oublier de bénéficier des fameuses heures d’études pour faire le point, elles permettent de refaire des exercices et de s’organiser plus efficacement.

  • Faut-il faire des sacrifices ?

Travailler toute la semaine, même le week-end, forcément cela implique des concessions. Mais se priver de tout loisir n’est pas pertinent car au bout d’un moment on ne peut plus apprendre, c’est là qu’il faut faire une pause… mais pas trop quand même ! Pour ma part je ne travaillais pas du samedi midi jusqu’au dimanche de la même heure), soit un arrêt d’environ 24h par semaine. Le reste du temps c’est travail. Ainsi les soirées, les jeux vidéos ou autre, je les ais fortement oublié, car ce qui comptait pour moi c’était de tout savoir, et donc travailler, bien qu’il faille savoir se détendre je l’entends.

Mais en aucun cas je me suis rendu malheureux, au contraire, travailler mes cours restait pour moi du plaisir.

 

  • Quelques conseils :

Comme je l’ai dis je ne suis pas l’exemple à suivre et c’est à tout élève de choisir sa manière de travailler.

Mais il y a des méthodes qui sont infaillibles, et ce pour tous les bacs, quels qu’ils soient.

Premièrement, les cours, il est nécessaire de les connaître. Si un professeur à mis telle chose dans son cour, c’est qu’à priori il faut le connaitre et savoir mettre en œuvre cette connaissance, donc l’utiliser. Ainsi il faut être capable de concrétiser, de passer du cours abstrait aux exercices concrets.

Les exercices ne sont pas là pour rien, surtout dans les matières dites ‘synthétiques’ comme les maths ou la comptabilité. On fait d’abord les plus simples dans lesquels on trouve des indications, ils sont des applications directes du cour, puis les autres exercices plus complexes, dans lesquels il est nécessaire de mettre en œuvre une démarche et un raisonnement. Au niveau des langues, il est nécessaire, pour progresser, d’apprendre toujours plus de vocabulaire afin d’enrichir son récit, mais aussi écrire encore et toujours plus, car l’expression écrite est très importante. Ainsi il est utile de lire des livres en anglais, voir même s’amuser à traduire des phrases que vous croisez (télévision, séries). D’une manière générale, tous les exercices sont bons pour progresser.

Enfin, l’ensemble des qualités psychologiques telles  que l’intérêt aux différents programmes, la persévérance, l’espoir, la confiance en soit … permettent à l’élève de mieux s’investir dans son travail. En effet s’il n’est pas intéressé par son travail alors il est peut être utile d’envisager une réorientation, il ne faut pas resté frustré c’est ça que j’essais de dire. C’est par ma curiosité, voir ma passion à la comptabilité que j’ai continué à fournir un travail régulier, et ma méthodologie fut la clé pour réussir l’examen.

 

  • Des souvenirs du lycée : 

Même si j’avais envie de fuir en seconde, l’ambiance de la classe dès la première STG m’a permis de me sentir intégré à la classe.

En terminal nous étions relativement peu nombreux, donc nous formions un collectif sympa.

Je retiendrai mes camarades hauts en couleurs, qui n’ont cessé d’ironiser et de me taquiner. Avec eux je savais que je n’allais clairement pas m’ennuyer car de l’ambiance, des plaisanteries ça il en avait dans cette classe, et en quittant la terminale je sais que je vais la regretter. Même dans la salle du bac, ils ne cessaient de se charrier, au moins nous étions assez détendu, et mine de rien une classe à ambiance il n’y a rien de meilleur. Je les félicite d’ailleurs et je les encourage.

De plus je n’oublierai pas mes professeurs, de même que le moment où j’ai pu voir mon nom inscrit sur le panneau des résultats du bac avec les initiales TB !

 

  • Mes professeurs... 

Incroyable ! C’est le mot qui me revient quand je parle de mes professeurs.

D’une part je n’oublierai pas Mme Noury, avec son énergie fulgurante, qui nous enseigna plus de 50 chapitres de comptabilité sur 2 ans. Une professeur extraordinaire, investie dans son travail d’enseignant, ce qui m’a permis de continuer à travailler par ses encouragements. C’est grâce à Mme Noury que j’ai pris gout à la comptabilité, et je la remercie considérablement, elle m’a permis de trouver ma voie et m'a encouragé à continuer mes efforts !

De plus M. Cambournac, professeur d’économie-droit, étalon du savoir, grâce à sa méthodologie j’ai eu l’impression d’apprendre tout ce que je devais savoir, et avec des détails ce qui est non négligeable pour ma culture personnelle.

M. Carlier, professeur de philosophie, même si je sais que je ne deviendrai jamais philosophe, j’ai appris des choses fortes intéressantes qui ne m’ont par servis seulement en philosophie.

Mes professeurs de langues, Mme Roblin (anglais) et Mme Trechot (espagnol) qui sont également d’excellents professeurs, j’ai eu le sentiment d’avoir fait d’énormes progrès grâce à eux, tant à l’oral qu’à l’écrit, et ces progrès acquis m’ont été vraiment très utiles le jour du bac.

Auparavant je haïssais  l’histoire et les maths mais avec Mme Boyer et Mme Wortzelmann, j’ai obtenu 19 au bac, et j’ai appris à aimer ses matières, bien que l’histoire et les maths soient différentes mais je n’oublierai pas leurs DM, car ils m’ont été utiles.

Quoiqu’il en soit je tiens à remercier tous mes professeurs, ce sont eux qui m’ont enseigné et qui m’ont donné envie de continuer à apprendre, et par conséquent à réussir, je vous remercie énormément, et j’espère vous retrouver à la rentrée en BTS.

 

  •  Ce dont je suis le plus fière...

Il y a en réalité plusieurs choses dont je suis fier.

Premièrement je suis fier d’avoir obtenu la mention très bien, je ne visais pas seulement le bac, je voulais à tout prix cette mention. Pourtant face à la rudesse de certaines épreuves je partais pessimiste. Pourtant lorsque j’ai aperçu mon nom avec la mention j’ai du vérifier 3 fois car je n’en revenais pas.

Je suis également très fier d’avoir donné mon maximum et d’avoir obtenu ce diplôme car il sanctionne les trois années passées au lycée. Au moins je sais que j’ai le niveau pour attaquer mon BTS, et je continuerai à travailler, tel que je l’ai fait voir plus encore si nécessaire, pour continuer à réussir toutes les épreuves que je passerai.

Finalement j’ai passé le bac STMG avec un travail important et soutenu, encouragé par mes professeurs. Je ne regrette rien, mis à part que j’ai le sentiment de ne pas pouvoir remercier assez mes professeurs comme je le devrais...