Critiques du film "Une Belle fin" de Uberto Pasolini

Publié le lundi 18 mai 2015 07:21 Écrit par MOUROT-Thierry
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Une Belle Fin, un film bouleversant sur notre réalité  

Ce film, destiné à tout public, a été réalisé en couleurs par Uberto Passolin en 2013 et est sorti le 15 avril 2015. Il s’agit d’une œuvre originale, c’est un drame et une comédie qui dure 87 minutes. Les pays de production de ce film sont l’Angleterre et l’Italie. Il est interprété par Eddie Marsane (John May), Joanne Frogatt (Kelly Stoke), Karen Drury (Mary), Andrew Buchan (Mr Pratchett), Paul Anderson (Shakthi) et Tim Potter (Sans-abris).

Ce film raconte l’histoire de John May, un fonctionnaire chargé de retrouver les proches de défunts dont personne ne réclame le corps. Cet homme se passionne pour son travail et perçoit un immense bonheur lorsqu’il met la main sur un membre de la famille d’une personne décédée.

Au travail comme chez lui, tout est bien droit et bien rangé, rien ne dépasse. Et comme il prend beaucoup de temps pour tout mettre parfaitement à sa place, il est un peu plus lent que la normale, mais surtout, il est tellement attaché à son travail, donc à sa mission de rendre une dernière fois hommage aux défunts, qu’il organise un enterrement pour chaque personne dont il n’a pas retrouvé de famille et il est le seul à assister. Il écrit lui-même le texte que doit dire le prêtre et choisi les musiques diffusées pendant la messe en s’inspirant des divers éléments qu’il a pu relever au domicile des défunts. Mais tout cela coûte cher à l’entreprise où il travaille et cette dernière décide de le licencier. Il comprend alors que l’affaire dont il est en train de s’occuper sera la dernière.

C’est là que commence véritablement le film, on va suivre John tout au long de son enquête, déterminé à trouver des proches pour se rendre à l’enterrement de son dernier « client ». Il surmontera les échecs sans se décourager et voyagera beaucoup pour arriver à ses fins, mais un terrible événement va l’empêcher de pouvoir assister au fruit de son travail.

L’acteur Eddie Marsane, qui interprète magnifiquement le personnage de John May, nous décrit un homme de cinquante ans, très rigoureux et patient, qui s’est passionné par son travail, car il est avant tout humain : il ne conçoit pas qu’un homme n’aie pas une fin digne et ne comprend pas que l’entourage se désintéresse tellement de ce que le corps de la personne va devenir. C’est pour cela qu’il s’évertue à retrouver les proches des défunts dont il est en charge. Et a une grande tristesse, souvent soutenue par la musique, de voir des êtres humains mourir sans personne pour les accompagner.

Cette tristesse est souvent soutenue par la musique Il s’est donc fait un devoir d’assister à leur enterrement. Ce film nous invite donc à regarder en face la réalité de la société dans laquelle nous vivons, une société qui écarte et qui ne s’occupe plus de ce qu’elle ne veut pas voir.

Il va donc se démener pour mener à bien sa dernière affaire. Et au fur et à mesure que son enquête avance, il va se découvrir à travers la personne dont il est en charge : ils habitent dans la même cité HLM, ils vivent seuls tous les deux, l’un enterre les défunts dans une belle cérémonie, sans attendre de remerciement en retour, l’autre réussi à faire instaurer une pause de 10 min le matin dans son entreprise, et la quitte le lendemain… Tout cela nous montre que l’on croit connaître la vie de son quartier et la vie en général, alors que nous ignorons encore beaucoup de choses.

La fin du film est la plus touchante, on y voit le dernier client de John avoir un très bel enterrement en présence de beaucoup de monde puisque sa démarche a su toucher les personnes auprès desquelles il a mené son enquête ; et en parallèle on voit celui de John qui est très précaire et où personne n’est présent à la cérémonie, seulement le prêtre qui dit la messe dans une église désespérément vide. Mais à la fin, on voit les fantômes de toutes les personnes dont s’était occupé John qui se rassemblent et le remercient en lui faisant un dernier hommage.

Le message de ce film est donc que chacun doit avoir droit à une fin digne de ce nom, même si la société a tendance à se débarrasser de ce devoir Je vous recommande d’aller voir ce film au cinéma parce que personnage principal est très bien incarné, parce qu’il est émouvant et parce qu’il nous montre une des réalités de notre société dont on n’a pas souvent l’occasion de s’apercevoir.

Claire Coyac, Elise Billard, Romain Mouton, David Przygoda 

Une triste fin…

Pour moi « still life » veut dire « encore la vie » et non vie figée. Le film prend vie trop tard et ne décolle jamais. Cette routine qui ennui le personnage, ennui également le spectateur. Une fin bien ridicule qui ne donne qu’au personnage une touche encore plus tristounette qu’elle ne l’était déjà. Une vie sans vie. 

Nathan Douet, Lucas Michot, Corentin Petit, Jean-Philippe Chabin