Baccalauréat

Publié le mardi 6 juillet 2021 23:33 Écrit par administrateur

Joie et soulagement à la découverte des résultats du bac pour les lycéens nivernais

 

 
Photo Jules Renard - Droits réservés

Malgré un contexte particulier, quelques bacheliers sont retournés dans leurs établissements scolaires dans la Nièvre ce mardi 6 juillet pour découvrir s'ils avaient obtenu le sésame.
Les résultats du baccalauréat sont tombés dans la Nièvre à 9 h du matin ce mardi 6 juillet. Si à l'accoutumée, les lycéens se rassemblent en masse devant leur établissement, le contexte sanitaire a freiné les déplacements de certains. De même pour les traditionnelles effusions de joie restées anecdotiques. Seuls quelques rares cris s'échappaient des petits attroupements d'élèves.

Au lycée Alain Colas, à Nevers, une centaine d'élèves ont fait le déplacement sur les 180 bacheliers inscrits au concours cette année.

À l'affichage des résultats, quelques élèves se sont précipités au pas de course, pour découvrir, s'ils avaient obtenu leur sésame. La majorité d'entre eux est reçue directement, seuls de rares lycéens repasseront pour les rattrapages, le tout, l'air serein.

Le contexte ne nous a pas forcément aidé pour travailler

Parmi les bacheliers, Chandrakanthan Indhuchan, élève de 20 ans en spécialisation Mathématiques, n'était pas surpris de ses résultats, " J'ai eu le bac, pas de mention. Le contexte ne nous a pas forcément aidé pour travailler. C'était difficile de rester accroché. Pour moi, le bac a autant de valeur que les autres années. On a charbonné dur pour l'avoir. Entre les cours annulés et les difficultés à travailler à la maison, quand on est nombreux, ça n'a pas été simple", souffle Chandrakanthan. Dorénavant le jeune bachelier tourne son avenir vers une école d'ingénieurs, mais d'abord, il passera par une prépa PTSI.

 

Comme chaque année, le proviseur Gérard Perrier du lycée neversois scrute attentivement les réactions des élèves. "C'est une année particulière. Mais c'est loin d'être un bac au rabais. Ceux qui ont eu la mention très bien, le mérite amplement. Les élèves ont été très impliqués, malgré les contraintes qui leur étaient imposées. Il n'y a pas eu non plus de décrochages flagrants. C'est une réussite", se félicite le proviseur.

C'est la dernière fois que je vois mes amis. Maintenant, nous allons tous partir dans des villes différentes. J'ai déjà l'impression d'avoir perdu une année.

Anaïs Masson, 17 ans, est venue pour les résultats, mais surtout pour voir ses amis. "C'est la dernière fois que je les vois. Maintenant, nous allons tous partir dans des villes différentes. J'ai déjà l'impression d'avoir perdu une année. Là, ça s'accélère. On fait les derniers adieux", rapporte tristement la bachelière.

Des cris de joie à Decize
À dix minutes de l'annonce des résultats, ils ne sont qu'une dizaine à attendre devant l'entrée du lycée Maurice-Genevoix de Decize. Certains parents sont aussi présents, presque plus nerveux que leurs enfants. Puis, au fur et à mesure, on sort des voitures où l'on était resté à l'abri à cause de la pluie. C'est l'heure, le personnel de l'établissement affiche les résultats. "Je l'ai !!!!!!!! Je n'ai pas la mention mais je l'ai !!!!!!!", s'exclame une jeune fille en sortant de la foule amassée devant le grand panneau. Peu de déception et beaucoup de joie sur les visages. On appelle la famille, on enlace les amis.

C'est une bonne chose de faite.

"C'est une bonne chose de faite", sourit Mathieu qui pense déjà aux vacances et surtout à ce soir : "On va fêter ça avec les copains. On avait peur que l'un d'entre nous ne l'ait pas mais tout le monde l'a eu. On va faire une belle fête !"

Au lycée Raoul Follereau à Nevers, trouver un élève devant les panneaux d'affichage des résultats relevait de l'exploit. L'établissement était presque désert. Même le corps enseignant semblait ne pas s'être déplacé. En revanche au lycée voisin, Jules Renard, enseignants et bacheliers ont fait le déplacement, mais en petit comité. Les projets de vacances ou de soirées pour fêter le diplôme sont dans presque toutes les discussions. Certains se recentrent sur la grande nouveauté de l'année, Le Grand Oral, parfois facile, étrange, ou encore impressionnant.

Régine Chovin-Fériaut, professeur des sciences de l'ingénieur, constate, " qu'il y a moins de monde que les autres années. Ce bac, c'est le leur, et il le mérite. Quand j'entends qu'on leur donne le bac, ça me crève le cœur. Ils n'ont peut-être pas vu tout le programme cette année. Mais une chose est sûre, ils ont gagné en autonomie et ont développé des connaissances, qu'ils n'auraient pas pu acquérir en présentiel".

Rémi Marchal et Simon Dubos

 

Voir l'article du JDC