Le lycée Raoul Follereau

Le lycée Jules Renard

 


 

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Le lycée Raoul Follereau

Du collège de jeunes filles... au lycée Raoul Follereau

L’histoire du Collège de Jeunes Filles est au départ l’histoire de l’enseignement des filles à Nevers.

En 1896, Mademoiselle Pauline MILLET, propriétaire et directrice de l’Institution de Jeunes Filles rue de Prunevaux (où est maintenant l’Institution Jeanne d’Arc) loue ses locaux d’enseignement à la Ville de Nevers, qui veut créer des cours secondaires de Jeunes Filles. Mademoiselle MILLET conserve l’internat.

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En 1897, elle loue ses locaux à Madame DUCLOUX ; la Ville de Nevers est donc « sous-locataire ».
Il existe par ailleurs un établissement sis entre les rues de l’Oratoire (actuellement rue Marguerite Duras) et la rue Adam Billaut, appartenant au Diocèse, appelé l’Institution Saint Cyr. Le Diocèse le loue en1905 à Monsieur GIRARD qui y installe un établissement d’enseignement (privé) pour Jeunes Filles.

La loi de 1905 met « sous séquestre » les établissements d’enseignement privé. Il n’empêche que jusqu’en 1912, cet établissement, dirigé par les sœurs NIMAL continue à fonctionner sous le nom d’Institution Jeanne d’Arc. La ville de Nevers hésite à se faire remettre l’établissement ; elle craint de devoir indemniser le Diocèse. Elle finit par accepter en 1913 par le biais d’un échange : elle remet au Diocèse les locaux des Cours Secondaires qui fonctionnent rue de Prunevaux, qui deviennent l’Institution Jeanne d’Arc que nous connaissons ; et récupère ceux de la rue de l’Oratoire !

 

La rentrée s’y fait en octobre 1913. L’internat est confié par la Ville à Mademoiselle NOLOT. En 1920 apparaît le mot « Collège de Jeunes Filles »

Mais ce collège est trop petit. On envisage de l’étendre jusqu’à l’immeuble GROS Place de la République. Mais il faut hélas abandonner l’idée d’agrandir le collège, car le lycée de garçons, détruit en grande partie par le bombardement du 16 juillet 1944, devient prioritaire. Alors on occupe l’immeuble GROS, on installe des préfabriqués place de la République, on occupe l’immeuble MEYNIER (actuel CCAS).

Puis on envisage d’acheter l’ancienne Ecole Normale, boulevard Victor Hugo (elle aussi détruite par le bombardement) ; l’installation n’aura lieu qu’en 1955 ; l’internat reste rue de l’Oratoire. Et dès 1958, on prévoit une construction dans le quartier du Banlay. L’internat y arrive en 1965. L’externat fonctionne sur trois sites différents dans la ville. En 1966, l’établissement est mixte. Le CET créé en 1974 reste « annexé » au lycée jusqu’en 1978. C’est alors que son Conseil d’Administration, afin d’améliorer l’image du lycée et de renforcer son identité, décide de lui donner un nom. Ce sera le lycée Raoul FOLLEREAU.

Enfin, les lois de Décentralisation ont transféré la gestion des lycées aux régions ; ce qui a entraîné l’extension de l’externat (avec salle de conférence) et la construction d’un gymnase.

 Article rédigé par Monsieur MONTAGNON, proviseur au lycée de 1978 à 1991

       

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Le lycée Jules Renard

 

C’est au XVIème siècle que naît dans la capitale du duché, un important collège que les ducs confient aux jésuites en 1572. Destiné à l’élite bourgeoise, il compte aux alentours de 300 élèves au XVIIIème siècle. Devenu institut national puis école centrale, il traverse difficilement l’époque révolutionnaire et n’est plus en 1804 qu’une école secondaire communale rebaptisée collège par les nivernais. S’étoffant peu à peu il est promu au rang de lycée en 1862. 

En 1944, le bombardement détruit les anciens bâtiments du centre ville, ce qui tourne définitivement la page du vieux lycée. 

Après quelques années d'errance, c’est dans le nouveau quartier du Banlay que s’ouvre en 1958 après 3 ans de travaux un lycée clair et spacieux promis aux mutations d’une société en pleine évolution : de 1970 à 1973 départ du premier cycle, en 1973 mixité, puis en 1974 création d’une section de malentendants, enfin en 1976 fusion avec le lycée technique Jean Jaurès.

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Le nouveau lycée littéraire, scientifique et technologique, avec ses classes préparatoires et ses classes de techniciens supérieurs, n’a plus qu’un lointain rapport avec le collège et le lycée dont il est issu mais il garde l’empreinte de son plus glorieux élève, Jules Renard, dans son patronyme.

 

Historique rédigé par M. Alain Grisot

Professeur d’histoire.

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Voir l'historique complet de 600 à nos jours par M.Bugarel - Professeur d'histoire

Nevers sur Wikipédia

1944-2014 l’histoire du lycée Jules-Renard

C’est après les bombardements de juillet 1944 que l’obligation de construire un nouveau lycée s’est révélée urgente.

Remplaçant le Lycée de Nevers, le lycée Jules-Renard n’ouvrira, pourtant, ses portes, que 14 ans plus tard, en 1958, avant de se marier avec le lycée Jean-Jaurès, de se donner de l’air avec le CES Banlay, et de se rapprocher du lycée Raoul-Follereau.

Décidé en 1944, après les bombardements du 16 juillet, qui réduirent quasiment à néant le Lycée d’État de Nevers (le seul du département, à l’époque), la construction d’un nouveau lycée a mis très longtemps à devenir réalité. Quatorze ans exactement. Son ouverture n’a, en effet, eu lieu qu’en octobre 1958. Comme l’explique Jean-Bugarel, ancien professeur de lettres, historien, et érudit local, auteur de très nombreux ouvrages sur le monde de l’éducation, « il y a eu beaucoup de discussions pour savoir où le construire, quelle taille lui donner, et quel nom lui trouver ».

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Pensé, dès l’après-guerre, mais sorti de terre juste avant les années 60, le lycée Jules-Renard fêtera, cette année, ses 56 ans. Il s’est classé deuxième sur neuf, l’an dernier, avec son taux de réussite de 94 % au Bac. - Frédéric Lonjon

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Internat, profs, relations entre élèves

Souvenirs d’une époque

De leur scolarité au lycée de Nevers, devenu lycée Jules-Renard, en 1958, Jean Frébault, Danièle Legris (devenue sa femme) et Jacques Chaudenson en gardent de bons souvenirs. Des relations entre élèves aux cérémonies de remises de prix.

Filles et garçons, le rendez-vous attendu. Dans les collèges et lycées, filles et garçons ont été séparés jusqu'en 1962. Leur année de Terminale était la première année où Jacques, Danièle, Jean et leurs camarades étaient dans une classe mixte. « Depuis la 6 e à la Première, on ne croisait les filles que sur le chemin entre l'internat [ rue des Francs-Bourgeois] et le lycée [ à l'emplacement du Palais de Justice] », se souvient Jean Frébault. Un moment de tension pour les surveillants : ils étaient attentifs à ce que les petits papiers ne circulent pas entre les élèves.

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La classe de Terminale “math élem” en 1958-1959.? - photo dr 

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