Lycéens et collégiens engagés dans une réflexion citoyenne

Published on Monday, 22 May 2017 23:48 Written by Article du JDC du 19 mai 2017 Desseux Fabienne

 « commencer par se réunir, prendre conscience qu’on a un avenir à construire »

Inscrite dans le programme du Comité départemental d'Education à la Santé et à la Citoyenneté, une action sur le thème de la fraternité a été menée avec six établissements scolaires de la Nièvre.

Après plusieurs semaines de réflexion avec les élèves, une journée de discussion a eu lieu. En point d'orgue, une rencontre avec Abdennour Bidar, inspecteur général de l'Education nationale et membre de l'Observatoire de la laïcité.

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Une responsabilité collective

Cette action concernait les collégiens des Loges et des Courlis à Nevers, ceux de Château-Chinon et de Varzy ainsi que les lycéens de Pierre-Bérégovoy et Raoul-Follereau à Nevers. Liberté, Egalité, Fraternité. Une centaine d'élèves, tous volontaires, ont donc travaillé de concert pour comprendre ce qu'est le troisième axiome de la devise de la République. Souvent en partant de leur expérience personnelle. Encadrée par leurs professeurs, cette réflexion s'est déclinée en amont de plusieurs manières selon les établissements.

Intitulée « Fraternité, j'écris ton nom », l'action s'est clôturée par une journée en deux temps. La matinée par l'accueil des lycéens aux collégiens autour d'échanges et d'une mutualisation.

Puis l'après-midi, une conférence a été menée par Abdennour Bidar, chargé de mission en 2012, sur la pédagogie de la laïcité, au ministère de l'Éducation nationale et au Haut conseil à l'intégration. En ouvrant le débat, dans la salle de conférence du lycée Raoul-Follereau, le directeur académique Philippe Ballé a rappelé en préambule l'émotion des attentats perpétrés il y a deux ans et le formidable élan de fraternité qui s'en est suivi. Pourtant aujourd'hui, qu'en reste-t-il ? Prenant la parole, Abdennour Bidar souligne, pour sa part, que « l'on a tous intérêt à la fraternité car on a tous besoin de la présence d'autrui, c'est dans notre nature quelle que soit l'origine ou la culture ». Et pour le fondateur du mouvement « Fraternité générale », il y a une « responsabilité collective à se mettre au travail ». C'est donc bien ce qu'ont fait les jeunes, en suivant avec cœur cette action qui s'est achevée sur une interview d'Abdennour Bidar par les élèves dans les locaux de Bac FM. Une journée qui n'était pas la fin de cette initiative puisque les jeunes se retrouveront prochainement pour un moment sportif ou culturel convivial. Une autre manière de cultiver cette fraternité.

Fabienne Desseux