Photos de classe

Avec ou sans masque, les photos de classe s'adaptent au Covid-19

En pleine crise sanitaire, l’organisation de la photo de classe dans les établissements scolaires est un exercice devenu compliqué. Les photographes nivernais s’adaptent aux protocoles en vigueur.

En pleine distanciation sociale et port du masque obligatoire, comment réaliser une belle photo de classe, notamment dans le secondaire ?

Depuis l’épidémie du Covid-19, les photographes nivernais se cassent la tête pour réaliser malgré tout ce précieux cliché que l’on se plaît à regarder pendant des dizaines d’années après.

Au sein de la société Europhoto, dont la photographie en milieu scolaire représente 30 % de son activité, Christophe Callabat et Guillaume Vallon, les deux photographes associés, n’ont pas attendu la rentrée scolaire pour plancher sur la question.

« Nous sommes affiliés à la FNP (Fédération nationale de la photographie) et à la FFPMI (Fédération Française de la Photographie et des Métiers de l’Image. Au sein de cette FFPMI, je fais partie de la commission nationale de la photographie scolaire. Dès le printemps, nous avons réfléchi avec le ministère de l’Éducation nationale pour établir tout un protocole sanitaire », explique Christophe Callabat qui était lui même en contact avec le rectorat de Dijon et les directeurs d’établissements nivernais.
Un souvenir exceptionnel d’une année exceptionnelle

Dès la période de la reprise des cours, en mai et juin, Europhoto a pu proposer des photos de classe sous forme de trombinoscope, en additionnant toutes les photos individuelles des élèves, prises à l’automne 2019, avec un habillage.

« Ces photos ont vraiment rassuré les parents. Les enfants, eux, étaient ravis de pouvoir revoir leurs camarades de classe. Cela a permis de faire un souvenir exceptionnel d’une année exceptionnelle », lance Christophe Callabat.

Concrètement, ces montages photographiques ont nécessité un peu plus de travail pour les labos mais la foule n’était pas non plus au rendez-vous dans leurs magasins. Depuis la rentrée de septembre et celle des vacances de Toussaint, les photographes du département ont pu reprendre leur activité de photographies scolaires en mettant en place tout un protocole sanitaire, masques et gel hydroalcoolique dans les sacs photos.
Un joli sourire dessiné sur les masques

« Chaque direction d’établissement est responsable de son organisation. Certains directeurs nous ont dit : "Ne faites que des photographies individuelles, pour celle de groupe, on verra au printemps." D’autres ont toléré la photo de groupe. Au lycée Jules-Renard à Nevers, par exemple, nous avons pu faire une photo de groupe "normale" (les jeunes s’installent en extérieur et posent leur masque une minute, le temps du cliché) et une plus "fun" mais masquée », confie Guillaume Vallon.

D’une école à l’autre, il y a des doléances différentes.

François Billon, installé à Decize et plus spécialisé dans la photographie scolaire en écoles primaires, a pu constater que « d’une école à l’autre, il y a des doléances différentes, des interprétations de charte différentes aussi ».

La plupart des enseignants ont préféré être sur la photo de classe sans masque, en apparaissant sur une pastille ajoutée.

Dans certaines classes de maternelle, les enseignantes et atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) ont posé avec leurs masques sur lesquels elles avaient dessiné un joli sourire.

Quand on vous dit que la photo de classe a su s’adapter, voire se réinventer?!

Tarif. 7 €, c'est le prix moyen d’une photo de classe prise en groupe. Il existe aussi des formules plus élevées sous formes de pochettes (avec les photos individuelles et celle en groupe). Une partie des fonds récoltés grâce à ces photos de classe est réinvestie dans l’école, plus précisément dans les coopératives scolaires. Cela permet de financer du matériel, des sorties...

Géraldine Phulpin

ARTICLE DU JDC