Exposition

L’Iranien Ali Jamshidifar à la rencontre des lycéens neversois

Les lycéens de Jean-Rostand et Raoul-Follereau ont pu admirer une exposition de dessins et de caricatures de presse, du 4 au 14 janvier.

Intitulée Tous migrants, préparée par l'association Cartoon for Peace et prêtée par la MGEN, une exposition une exposition de dessins et de caricatures de presse a trouvé son dénouement, jeudi, par l'intervention d'un des dessinateurs.

Ali Jamshidifar a ainsi animé des ateliers d'une heure et demie pour apporter son éclairage sur le sujet. Dans un premier temps, il a expliqué aux quatre-vingts lycéens qui se sont succédé tout au long de la journée la signification des dessins et caricatures présents sur la dizaine de panneaux composant l'exposition.

 

Le parcours hors norme d'un homme

Un second temps était consacré à son histoire personnelle, avant de pratiquer certains dessins, tout en faisant participer les élèves avec un leitmotiv : « Dessiner, ce n'est pas compliqué ! ».

 

Si le message des difficultés pour un migrant de trouver refuge dans un pays dont il ne maîtrise ni les codes ni la langue a intéressé le plus grand nombre, c'est le récit de la vie de l'artiste présent qui a fasciné son auditoire. Cette exposition trouvera sans nul doute des prolongations pour les lycées dans les prochains mois.

Diplômé des Beaux-arts de Téhéran, Ali Jamshidifar a exercé pendant quinze ans comme dessinateur de presse et directeur d'une revue artistique en Iran. Arrivé en France en septembre 2014, il travaille désormais pour différentes associations et publie régulièrement des dessins dans la presse française.

« J'ai quitté Téhéran car je me sentais menacé dans ma liberté. Le déclic a été l'emprisonnement de mon père pour une raison plus que futile. J'en avais assez de m'autocensurer. Je suis parti par la Turquie, où j'ai eu de la chance de rencontrer des journalistes français qui m'ont mis en contact avec l'ambassade de France. »

« Je suis redevenu un homme libre et heureux »

« Au départ, je comptais rejoindre le Royaume-Uni pour une question linguistique, l'Iran étant anglophone, mais quand on est migrant en Europe, nous n'avons pas trop le choix du pays d'accueil. J'ai pu rebondir très vite professionnellement grâce à l'association Cartoon for Peace, et si j'exprime à travers mes dessins ma vision de l'immigration dans le monde, je publie aussi mes dessins dans des quotidiens nationaux et anime des ateliers comme celui-ci partout. Je suis redevenu un homme libre et heureux mais je continuerai de me battre pour plus de justice. »

ARTICLE DU JDC